• Elle est partie sans demander son reste

    spiderman

    "Dans la vie, il faut être plus fort que la mort."

    Elle regardait les passants défiler dans la rue. Les oiseaux s'envolaient depuis les arbres. Son ombre se reflétait sur le toit voisin. Les derniers rayons du soleil caresser sa peau. Elle n'avait pas chaud. Depuis son balcon, elle observait la vie s'aminer sous elle. Les gens pressés de rentrer chez eux après une dure journée de travail. Les fêtards qui étaient déjà là. Les enfants qui rentraient de l'école, le sourire aux lèvres. Car les enfants ont toujours un sourire accroché aux lèvres. Car les enfants débordent de joie et d’insouciance, que nous perdons. A nos plus grands malheurs. Elle voyait défiler devant elle les vies qu'elle n'aurait jamais. Des enfants, un mari, un travail. Rien de tout ça, elle n'a eu. Pourtant, on aurait pu croire qu'elle avait la vie devant elle. Tout qui lui souriait. Elle n'était même pas en colère. Depuis le temps, elle n'avait que pu accepter son triste sort. Elle n'avait vraiment jamais fait attention à tous ces détails, ceux qui paraissent anodins mais qui constituent une vie. L'air frais de la nuit arrivait, elle frissonna, détourna son regard de la rue, et elle laissa couler deux grosses larmes qui étaient bien trop pesante. A l'intérieur, elle était déchirée. L'impression de ne pas avoir vécu. Spectatrice de son propre désastre. La vie lui avait filer d'entre les doigts sans qu'elle puisse y faire quelque chose. Et maintenant, ce n'était plus qu'une question de temps. Elle hésita de se jeter par la fenêtre, mais s'aurait été comme un cadeau pour la mort. Alors, elle s'en détourna. Et partit vers l'horizon, pour voir ce qu'il lui restait à vivre, même si cela serait court. Elle vivrait jusqu'à son dernier souffle.

    Il était assis sur un banc, à l'ombre. Le soleil déclinait. Les pigeons attendaient à ses pieds, réclamaient du pain. Au loin, il pouvait entendre les cris des enfants jouant au parc. Il regardait les mamans profiter des derniers rayons du jour pour promener leurs enfants. Les derniers joggeurs du soir, les quelques papys  avec leur canne. Et les mendiants, qui cherchait un endroit où passe la nuit. Quand il y réfléchissait, il était bien plus pauvre qu'eux. Il n'avait rien. La vie était derrière lui. Semer. Eux, ils avaient encore un espoir, quelque chose à quoi s'accrocher pour remonter la pente. Lui, il ne pouvait pas remonter sa pente, bien trop ardue, glissante. Il pouvait distinguer les pleurs des enfants, et écouter la vie. Les oiseaux chantant dans les arbres. Il regardait ce beau spectacle sous ses yeux, que bientôt, il ne pourrait plus y assister. Il se fit aussi la réflexion que dans la vie, personne n'est pauvre. Personne n'est pauvre de vie. Tout le monde à droit à la vie. Sauf quand celle-ci perd la bataille face à la mort, qui ose t'ôter la vie, tu ne sais pourquoi. Il pensa que nous sommes tous impuissants face à la mort mais qu'avec la vie, nous sommes les plus riches. Une dernière fois qu'il venait sur ce banc. Car ce n'était plus qu'une question de temps. La faucheuse serait bientôt là. Alors, il sourit. Il sourit à toutes ces personnes pour leur montrer qu'il faut savoir mesurer la chance de pouvoir vivre. Son dernier sourire. Il se leva et partit. Il ne savait pas vers où, mais de toute façon, il était déjà mort de l'intérieur.

    -Lou

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 3 Mars à 21:37

    C'est plutôt sombre mais très beaux textes. On a l'impression d'être le regard de ces deux personnages, de voir à travers leurs yeux toutes ces petites choses auxquelles on n'accorde plus d'importance avec le temps.

    2
    Lundi 6 Mars à 17:05

    Un merveilleux texte qui parle de la mort et de l'envie de quitter ce monde pour toujours. Tu as un vrai talent d'écriture Lou ! Et je ne dis pas ça seulement pour te faire plaisir ! C'est vrai. Tu as une vrai talent d'écriture...

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    3
    Lundi 6 Mars à 17:16

    ( Pas grave ^ ^ )

    Je suis contente que ce commentaire te redonne confiance en toi ! Ça motive pour continuer à commenter tes autres articles tous aussi bon que celui là ! ^ ^

     

    4
    Lundi 6 Mars à 18:09

    L'idée générale est bonne. L'orthographe s'améliore même s'il y a toujours des fautes ( tu confonds les "é" et les "er" et tu ne fais pas les accords des participes passés correctement )

    Il y a quelque chose dans ce texte. Cette ressemblance et en même temps cette différence entre ces deux personnes... La première qui a perdu sa vie, mais ne veut pas mourir, et n'est pas triste, et le deuxième est dans la même situation mais lui, il est déprimé, et se laisse mourir...

    Mais il y a des phrases de trop, à mon avis, il faut alléger un  peu. Les trois phrases sur les enfants et l'insouciance sont de trop pour moi. Le texte suit sa logique et ne manque de rien sans ces phrases.

    Bravo !

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