• J'étais là pour toi

    "J'ai cru que c'était pour la vie, que c'était indéniable. Je me suis trompée."

    Tu as été un pilier, un repère dans ma vie. Quelque chose à quoi me raccrocher. J'ai cru, un court instant que peut-être, un jour, tout redeviendrai comme avant. Notre complicité perdu pouvait renaître et le passé pouvait être oublier. J'ai cru en mes rêves. Mais non, ce n'était et ce n'est qu'illusions. Du temps perdu à me battre pour une personne insignifiante envers moi. Mais je te promets que j'ai essayé. J'ai tout fait pour que tout redevienne comme avant, j'ai pardonné tes erreurs, j'ai fait le vide et j'ai vraiment voulut, j'ai vraiment espéré. Mais que pouvais-je espérer de toi? Toi qui paraissait si indifférente à notre sort. As-tu oublié tout ce qu'on a vécu, en l'espace d'une année? Peut-être suis-je trop dure avec toi. Car au fond, je ne connais rien de ta vie, rien de tes combats. Je ne suis rien pour te juger. Je suis personne en étant tout le monde. Mais, j'ai quand même la forte impression que tu ne t'es pas battue pour préserver notre amitié, si fragile. Encore une fois, il se peut que je me trompe. Je ne fais que ça, me tromper. Et je n'arrive pas à en apprendre de mes erreurs. Vraiment, je ne sais plus quoi penser quand tu reviens me parler. Je ne sais pas si tu es sincère, si je peux te croire. Aux yeux de tous, notre amitié pouvait déranger, gêner parce qu'elle était différente. J'ai toujours pensé qu'on se comprenait, que toi et moi, on était pareille. Mais encore et toujours, je me trompais. On ne pouvait pas être pareille car je ne savais rien de toi. Tu te rappelles, tous ces mots échangés? Bien sûr que tu t'en rappelles! Moi, en tout cas, je m'en rappelle car j'ai même gardé tous ces petits papiers et quand je me mets à les lire, des larmes me picotent aux yeux et je me sens terriblement triste. A travers ces mots, je vois notre amitié. Qui a fini dans une impasse. Et moi, tu sais très bien que je voulais pas te perdre. Et je ne veux toujours pas te perdre. Mais c'est toi. Toi qui me rejettes, toi qui m'oublies, toi qui ne m'adresse plus la parole. Sans aucunes raisons. Alors à force, je m'y suis faite tu sais. Je me suis faite à l'idée que notre amitié est morte. Qu'on est arrivées au point du non-retour. Et j'estime que pour une fois, c'est moi qui est tout fait. Sauf le dernier pas. C'est toi qui a écrit les dernières lignes de notre amitié. Oui, je te rejettes la faute sur toi même si tu n'es pas la seule en tord, j'ai dû être, comme toujours, pas comme il fallait. Oui, je ne connais rien à ta vie, à tes peines, mais tu ne t'es jamais confiée. J'étais là pour toi. J'étais une oreille à qui parler, une épaule sur laquelle se reposer, une amie tout simplement. Une amie comme il fallait. Fin, je crois. J'aimais et j'aimerai toujours lire tes mots, si réconfortants pour moi. J'aimais et j'aimerais aussi toujours t'en écrire. Revenir à l'ancienne, prendre une feuille et un stylo, prendre aussi un peu de son temps, et coucher les mots sur le papier. Alors oui, après deux bonnes années, je me rends compte que notre amitié est morte. Que même si en début d'année je croyais qu'elle pouvait reprendre, je me suis trompée. 

    J'étais là pour toi.

    Et vu que je suis trop bête, je le serai toujours. Parce que je t'aime. Alors, même si tu me rejettes, je serai là. Je pensais et je pense toujours que je peux être ta sauveuse, ce qui est bien prétentieux de ma part. Même à l'autre bout du monde, je pense à toi. Je penserai toujours à toi. Je n'arriverai jamais à me faire à l'idée que toi et moi, moi et toi, c'est plus nous. C'est rien. Du vide, du néant. De l'oubli et pour moi, de la tristesse. Je ne suis pas juste envers toi, tu m'as tant donné mais comprends-moi. Comprends que je tiens à toi et que j'ai assisté à ta perte, sans rechigner. J'ai accepté mon rejet. Je me suis tue et fais comme si de rien n'était. Mais ton absence me pèse. Tu m'as fait croire que toi et moi, c'était pour toujours alors que tu savais que toi-même, tu ne croyais pas en ce que tu disais.

    Pardonnes-moi pour tout. Je t'ai déjà pardonné mais pas encore oubliée. Ne me demande pas l'impossible, ne me demande pas de t'oublier, de faire une croix sur toi. Car je ne pourrai pas. Je n'attends pas forcément quelque chose de ta part, depuis le temps... Mais je voulais juste que tu saches. Que j'étais là pour toi. Et surtout, que je t'aime malgré tout. Une dernière chose, ne me laisses pas seule. Pas dans ce monde. Emmène-moi avec toi, partout où tu iras, je serai bien tant que je serai avec toi. S'il te plaît, tu es comme une bouée de sauvetage dans ce si vaste océan. Je t'interdis de me laisser. Je suis là pour toi. Parce que je suis probablement bête mais que je t'aime plus que tout.

    -Lou

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  • Commentaires

    1
    Samedi 25 Mars à 11:14

    (Notre complicité perduE !! Ce n'était qu'illusionS) etc...
    Bon, je ne vais pas m'attarder sur ces fautes.
    C'est vraiment émouvant, et je suis triste ue tu est perdu un personne qui a l'air vraiment chère à tes yeux ^^

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