• Première manche

    fire

    Bonjour,

    Aujourd'hui, je poste la première manche du concours! :) 

    Je rappelle les participants qui sont : Nienor / Lila / Najea / Mimicat / The bean / Little Shadow / Swirl.

    (Merci à eux/elles)

    Donc, voici les règles :

    ✑ Vous devez écrire un texte en prose, qui sera de taille moyenne (la longueur n'est pas la chose la plus importante), et dans la liste de mots qui va suivre, vous allez devoir choisir au minimum 3 mots et au maximum 6 mots à faire figurer dans votre texte (ce mot peut figurer 1 fois comme plusieurs fois). 

    Important : Les mots en bleu sont des mots imposés, vous devez en choisir 1 et l'intégrer dans votre texte sans qu'il fasse tâche.

    Et si, par exemple vous ne choisissez pas le mot "odeur" qui est dans la liste, vous n'avez pas le droit de le faire figurer dans votre texte.

    ✑ Liste de mots à choisir (les verbes peuvent être conjugués et les mots accordés) : espoir - étoile(s) - plume - clé - cahier - livre - veste - corps - imagination - courbe - yeux - bulle - flamme - bois - odeur - vague - mémoire - fleur - croissance - batterie - jour - vite - manger - escalier - tournant - danger - vol - questionnement - réel - but - maux - musique - soleil - pluie - tente - faible - courage - éblouie - jamais - oublie - choix - film - difficulté - tiret - fille - croire - langue - barrière - élément - magie - bonheur - pas - petit - idée - noirceur - ange - lumière - démon - nuit - son - effluve - ami - surréaliste - impossible - vain - chanson - rire - déprime - fenêtre - joyaux - pépite - merci - leçon - erreur - chance - destin - vie.

    ✑ Personne ne sera éliminer, tout le monde peut aller jusqu'à la dernière manche. Les résultats seront publiés après.

    ✑ Cette manche reste ouverte 1 semaine. Si vous avez besoin de plus de temps, envoyez moi en mp en me prévenant! :) Et pour toute question, c'est en commentaire! ;)

    ✑ Pour me rendre votre participation, il faut me poster en commentaire votre texte, avec les mots de la liste mis en évidence svp, et avoir compléter le formulaire suivant :

    Mots de la liste choisit :

    Texte : 

    Alors, à vos crayons! J'espère que ça vous plaît et que la durée n'est pas trop courte... Merci de participer!

    (Si tu n'es pas encore inscrit, tu peux me demander en commentaire si tu souhaites t'inscrire ^^)

    -Lou

    flowers

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 1er Mars à 14:03

    Mais, ça veut dire que si je n'ai pas choisi le mot " jamais " par exemple, je n'ai pas le droit de le mettre dans mon texte ?

    2
    Mercredi 1er Mars à 14:29

    Si je comprends bien, il faut que je choisisse 1 mot bleu + jusqu'à 5 mots normaux?

    *c'est trop bien*

    • Voir les réponses
    3
    Mercredi 1er Mars à 16:59

    Et le mot qu'on choisit, on peut le mettre plusieurs fois dans le texte ou une maxi ?

    4
    Mercredi 1er Mars à 22:39

    Hello !
    J'ai plusieurs questions, en fait :
    - Au niveau de la longueur du texte, je suis désolée d'être relou mais "taille moyenne" ça veut dire quoi ? Parce qu'entre 15 lignes et une demi-page (sur ordinateur, bien sûr), il y a quand même une grande différence ^^ !
    - Le mot "oublie", c'est le verbe conjugué ou "un oubli" ? Si je ne prends pas "espoir", par exemple, je peux mettre le verbe "espérer" dans mon texte ou pas ?
    - Et enfin, mais c'est pas très important, comment tu as choisi les mots ? (ils sont troop cools, mercii !)
    Voilà, désolée, je voulais juste être sûre :)

    • Voir les réponses
    5
    Jeudi 2 Mars à 22:43

    Bonsoir, je poste mon texte qui fait pile poil une demi-page.

    Mots de la liste choisis : pas - idée - chanson - lumière - yeux - vie

    Texte : Clap de fin

    Elle a tiré sa révérence. Loin de ses proches, loin de moi. Une décision mûrement réfléchie dont elle n’a rien laissé paraître. Les idées noires ont pris le dessus et la pire est sortie vainqueur. Ses secrets enfouis, l’histoire d’une douleur insoutenable et permanente sur lesquels les mots n’avaient plus prise. La brume nicotinique,  les marques sur ses poignets et ces lignes qu’elle se traçait, ainsi se présentait le refuge qu’elle avait trouvé. Une descente aux enfers avec l’illusion d’un paradis. Une jeune femme fragile qui ne se sentait pas aimée, qui pensait que tout le monde se fichait d’elle et de ses problèmes, qui s’imaginait être un déchet de la société qui ne pouvait être que rejeté.

    A quoi bon continuer de vivre dans la prison de cette existence ? « Seule la mort peut me libérer et casser mes chaînes avec sa faux », se disait-elle. Elle se prépara comme si elle allait sortir ; elle s’habilla, se maquilla. Elle mit sa chanson préférée en mode "repeat". Puis elle se fit couler un bain, se regarda une dernière fois dans le miroir, prépara une lame et se laisser glisser dans l’eau tiède. Les volets légèrement entrouverts laissaient filtrer un rai de lumière ; ses yeux bleus acier n’en devenaient que plus envoûtants.

    Sa vie défila dans sa tête ; des images succinctes dont elle ne sélectionna que les meilleures, celles où un sourire sincère éclairait son visage. Puis sans plus réfléchir, elle s'ouvrit les deux poignets d’un geste sûr. L’eau se colora peu à peu en un rouge vif. Je ne sais combien de temps la vie a mis pour la quitter, mais quand je l’ai découverte, elle arborait un fin sourire, elle avait l’air d’être en paix. Un rêve prenait vie, tandis qu’un cauchemar commençait.

    L'eau a coulé sous les ponts, pas encore tout à fait transparente. J'ai les mains moites, les jambes qui tremblent ; les mots viennent à me manquer, aucun n'est assez fort pour décrire l'agonie de mes sentiments. Je regarde l'écran, moment d'absence, je revois cette scène et... rien. Je ne peux pas, les mots s'arrêtent là, à cette frontière. Le monde des ténèbres doit rester là où il est, ancré profondément dans un cœur meurtri.

     

    Little Shadow

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    6
    Dimanche 5 Mars à 15:33

    Voilà mon texte! (pas facile comme sujet au passage).

     

    Mots de la liste choisis: courage,jamais,pas,impossible, chanson,vie

     

    Texte: rêves d'enfant 

    Un rêve, des souvenirs de ces rêves d'enfant jamais oubliés, jamais abandonnés au fond. Ces rêves de princesse et autres je les ai eu puis je suis passée à d'autres rêves de grandeur. Tout aussi fous mais c'est ce que sont les rêves d'enfant non? Sauf que moi... Je ne les ai jamais oubliés. D'abord le rêve de devenir une chanteuse. Je suis sur scène, je chante de tout mon cœur, de toute mon âme. Le succès? Je m'en fiche. Tout ce qui importe c'est le plaisir de chanter, de faire de ma vie un rêve plein de chanson. Un second rêve a suivi celui-ci. Tout aussi fou, tout aussi impossible: écrire des romans. Il m'est presque impossible de devenir chanteuse alors pourquoi ne pas me mettre à écrire? C'est un rêve peu commun cette fois non? Et non... Encore un rêve bien trop basique. L'incapacité de vivre de ça semble logique. Alors que faire cette fois? Devenir un skipper de génie. Tout aussi impossible c'et simple de s'en rendre compte. Tout le monde n'est pas capable de vivre dans la privation et la douleur pendant des mois même si c'est sur l'eau. Et enfin un nouveau rêve est venu, dans un contexte où le courage est mis à rude épreuve, de nouveaux rêves émergent pour supporter la douleur. De nouveaux  rêves peut être plus accessibles cette fois . Aider les gens, trouver ce qui est nécessaire pour les soigner où en tout cas permettre à un médecin d'étudier les informations prélevées pour les sauver. N'est-ce pas un rêve accessible cette fois. Une seule chose est sûre: pour l'atteindre il me faudra du courage. Du courage et pourquoi pas une nouvelle dose de rêve? Qui sait certains de mes rêves d'enfant se réaliseront peut être au cours de ma vie. Une seule chose à faire: être déterminée, déterminée à essayer.

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    7
    Dimanche 5 Mars à 17:45

    Voici mon texte !

    Mots choisis : pas, veste, croire, étoile, yeux, jour

    Texte : Amour d'artiste

     

    Il entre dans son atelier. Le jour passe à travers les vitres. La peinture va pouvoir se faire. Il ôte sa veste et regarde son chevalet posé devant lui. Il prépare ses couleurs. Il attend son modèle. Elle ne devrait pas tarder.

    - Bonjour, lâche-t-elle en arrivant.

    Elle laisse sa veste sur le porte-manteau. Il la regarde, ensorcelé par la beauté de cette femme.

    -Comment faut-il que je me place ? demande-t-elle malicieusement.

    -Allez vous asseoir sur le siège.

    Elle y court presque. Même son pas est délicat, léger. Il n'est pas sans lui rappeler le pas de cette femme qu'il a connue, aimée, et qui l'a trompé. Marie. Elle avait un joli prénom, en plus...

    -Vous pensez ? demande-t-elle. J'imagine que les artistes sont des penseurs... Moi, je ne sais rien faire...

    -Vous êtes ma muse, Charlotte. Cessez de dire des bêtises.

     

    Elle sourit et il fond sous son charme. Ses beaux cheveux tressés encadrent à ravir son visage. Quand il plonge son regard bleu dans le sien, il baisse devant la magnificence de ses yeux. Quand il essaye de la peindre, il n'est pas satisfait de son œuvre, car il ne réussit pas à retranscrire sa perfection.

    -Souriez, Charlotte, souriez...

    Elle ne demande que cela, elle qui n'a d'autre obsession dans sa vie que de satisfaire les désirs des peintres, de servir de modèle pour figurer dans les plus célèbres œuvres du monde. Elle croit aux talents de ces différents peintres. Mais elle croit plus particulièrement en celui de Paul. Elle ne croyait pas en Dieu. Mais elle croit qu'Il l'a mis sur sa route pour une bonne raison. Elle aimait d'amitié tous ces peintres, mais elle ressentait quelque chose d'autre pour Paul.

    -M'autorisez-vous à détacher vos cheveux, Charlotte ?

    Il veut être cette main qui la touche, il veut l'avoir seulement pour lui... Il ne veut pas qu'elle sorte de cette pièce. Charlotte ne sortira pas de son atelier.

    -Allez-y, je vous en prie.

    La soie de ses cheveux lui glisse entre les doigts. Il prend le ruban dans ses mains, et délicatement, le noue à son poignet.

    -Un souvenir de vous, ma chère.

    -Oh, vous savez parler aux femmes, lui murmure-t-elle.

    -Je n'ai pourtant pas appris...

     

    Ils s'arrêtent. Une seconde. Une seconde qui leur permit de comprendre qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Il mit un genou à terre et déclara :

    -Je suis à vous tout entier. Demandez-moi ce que vous voulez, j'exaucerais vos vœux, demandez-moi la Lune, je demanderais aux étoiles de vous l'apporter, demandez-moi les mots, je vous écrirais, demandez-moi les couleurs, je vous les offrirais. Je n'ai guère de bague, mais je vous demande de m'épouser, Charlotte.

    -Je n'ai pas besoin de bague. Juste quelques années de joie éphémère avec vous.

    -Et vous osez dire que vous n'êtes pas une penseuse...

    • -Oh, Paul...

     

    Le premier baiser de la vie de Charlotte, qui n'avait que seize ans ce jour-là, ce fut avec Paul. Ce fut aussi son dernier. Son existence défila devant ses yeux avant qu'elle ne se rende compte qu'il était trop tard...

     

     

    8
    Lundi 6 Mars à 18:24

    Je me demandais : pas dans le sens de la négation, ou son dans le sens pronom possessif, ça compte, ou pas ?

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    9
    Mardi 7 Mars à 17:50

    Mots choisis : but - son (en tant que pronom, donc) - soleil - nuit - jamais - rire

    Texte :

    Là où les immeubles s'effondrent

     

    À lire sur Ich Warte, d'Einstürzende Neubauten

     

     

     

    Cette senteur. Spéciale, un peu oppressante, qui t'envahit les sinus et qui, mille fois trop lentement, te paralyse le cerveau. Cette odeur que, même des années après, tu n'as pas oublié. Cette odeur qui marque l'entrée —

     

    De là où les immeubles s'effondrent.

     

    Les briques verdies, vitres brisées, l'asphalte striée d'écorchures béantes... Et le sifflement de la bise qui emporte avec elle les âmes errantes — celles qui ne trouvent plus leur route. Paysage désolé. Déserté.

     

     

     

    Les souvenirs affluent, transpirent sur ta peau spectrale, pendante, presque gênante, sur ses os saillants. Ils t'attaquent acides, réduisant en fumée les derniers lambeaux de ta chaire.

     

    Tu es arrivé, et rien d'autre ne le présagerait mieux. Einstürzende neubauten — là où les immeubles s'effondrent. Là où le but de l'interminable errance apparaît enfin, net, gravé sur chaque pierre. Ton chemin de croix ? La recherche d'un autre bâtiment de bitume oscillant sur ses fondations.

     

     

     

    Tu croyais te souvenir que c'était l'ombre qui prédominait, en ce lieu ; l'ombre de la mort et la lueur sanglante de son amour — celui qui t'attire bien trop tôt vers l'inévitable. Tu te trompais. Ce n'est pas tant la semi-obscurité qui crée ton malaise, non, mais bien plus cette absence de couleur envahissante. Plus de Soleil ni d'orage, plus même la lueur de la Lune ou l'obscurité d'une nuit, simplement cette affreuse atmosphère, terriblement grise. La luminosité des aubes pour lesquelles le Soleil ne se lèvera pas.

     

    Tu fais tes premiers pas dans le sanctuaire. La brume obscurcit ta vision, complique ta recherche, mais tu ne te décourages pas — il existe des choses pour lesquelles l'homme ne se désespère jamais — de cette conviction inébranlable qu'on ne connaît que de rares fois dans une existence. Tu sais que tu la trouveras. Elle ne s'en priverait pas, même si tu ne lui laisses qu'un amas d'os peu enthousiasmant.

    Tu entends déjà son rire résonner à l'intérieur de tes tympans, les clochettes qui se déchaînent et se transforment en le cri plus cruel de la victoire, et puis qui se métamorphose encore — l'appel de l'imam du haut de ce minaret placé en plein désert — et encore — les murmures discrets, gênés, devant la fosse commune — puis le silence. Éternel, cette fois. Est-ce le fruit de ton imaginaire ? Probablement pas.

     

     

     

    Au dessus de toi, les premières pierres se détachent. Un pan de mur se disloque. Tu continues ta progression, jusqu'à que la première pierre te frôle, puis qu'une seconde te touche, et que la troisième enfin t'abatte. Les immeubles s'effondrent. Et tu restes en dessous.

     

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    10
    Jeudi 9 Mars à 20:18

    Désolée pour le retard, en plus pour donner un texte dont je ne suis pas très fière (je t'aurais bien fait de l'humour, mais ça n'a pas vraiment marché la dernière fois x')). Bref, je finirai par m'améliorer (en plus il me manque une ligne selon World).

    La ville, en ce frais matin de printemps, frémissait d’excitation. Des voitures, des étudiants, quelques éléments traduisant une turbulence intense. Ce qui perturbait le plus Pauline était la légère odeur de pétrole trainant dans l'avenue. La jeune fille avait l'impression de sentir l'émanation dérangeante s'infiltrer partout ; dans ses jolis vêtements, sous la corne de ses ongles, dans ses cheveux, jusqu'aux pores de sa peau. L'angoisse finit par la paralyser, Pauline interrompit sa marche en un dernier pas qui lui sembla étrangement long. Elle prit, de sa bouche, une inspiration pour essayer de se détendre. Cela lui réussit, et elle recommença à avancer avec le nez bouché, même si cette action ne freina qu'à moitié l'imagination de la lycéenne. Pressée, elle finit par arriver à destination ; un parc qui avait été principalement choisi pour sa non-popularité. Pauline, en plus d'avoir un problème avec son nez trop sensible, détestait les altercations sociales. Pour autant, elle adorait la nature... Les oiseaux bruyants, les arbres chantants, les fleurs, dont les abeilles suçaient le meilleur, la terre mouillée, qui s'accrochait à ses pieds, comme priant la jeune fille de rester à l'endroit présent. Rassurée, elle choisit le sommet d'une colline, croisant ses jambes de façon à s'asseoir en tailleur. Elle attrapa son sac à dos par une des bretelles, en sortit un crayon et un carnet à dessin, puis commença à dessiner le paysage qui se présentait à elle, de jolis arbres bien verts accompagné d'un mimosa à l’odeur rassurante, et des parterres de fleurs, jonquilles et tulipes étaient au rendez-vous. Pauline finit le croquis de sa future prochaine œuvre, posa le carnet à côté d’elle sur un amas de feuilles, et prit une grande bouffée de l’effluve délicieuse que son entourage de verdure lui donnait, comme si mère nature elle-même lui offrait ce présent. Immobile, l’adolescente méditait, sans s’en rendre compte. Son esprit voyageait dans ses souvenirs en les analysant. Elle repensait à tous les minables passages derniers, de mauvaises choses trop misérablement honteuses pour être décrites. Apaisée, Pauline s’endormit dans un nuage agréablement organisé…

     

    • Voir les réponses
    11
    Vendredi 10 Mars à 01:45

     

    Hello !
    Vraiment désolée pour le big retard ! Voici ma participation, mon cerveau est éteint, je ne peux plus rien faire ^^.

    Mots de la liste choisis : pas, nuit, veste, espoir, yeux, jamais

     

    Texte : La femme au chapeau

     

    Tu sais, hier, elle m'a souri, et c'était le plus beau sourire qu'on m'avait jamais fait. Elle était assise là, contre ce mur gris, et au début je ne l'avais pas vue, puis je m'étais écartée parce que j'avais un peu peur du chapeau posé devant elle. En revenant, j'avais osé la regarder, d'un peu plus loin, et un sourire s'était dessiné sur nos deux visages. C'était un truc pas réfléchi, instinctif. Je lui avais souri et j'avais continué mon chemin, le cœur pleurant de ne pouvoir rien faire de plus. Elle était jolie, elle n'avait pas trente ans et elle avait l'air fragile, enveloppée dans ces vêtements dépareillés.

     

    Tu sais, dans ma ville, il y a beaucoup de gens comme elle, assis toute la journée derrière leur chapeau. Souvent, je passe à côté du jeune homme au coin d'un magasin. Le monsieur blond du côté gauche reste debout et interpelle les passants. Parfois, de l'autre côté, une femme vous dit bonjour madame avec des yeux suppliants. Et puis, près de la gare, il y a cette famille, souvent la mère avec ses deux enfants qui courent partout et qui n'ont même pas huit ans.

     

    Tu sais, je ne sais pas comment ils font. Pour vivre, je veux dire. Personne ne les regarde, personne ne les salue, personne ne leur donne rien. Pourtant, qu'est-ce que ça nous coûterait, à nous, de les regarder, de leur dire bonjour, nous qui réussissons à vivre correctement. Dire bonjour aux gens qui n'ont plus d'autre choix que de s'assoir devant leur chapeau toute la journée. Quand je l'ai vue, l'autre fois, j'ai eu envie, comme bien des fois, de m'asseoir à côté d'elle et de lui demander de quoi elle avait besoin. J'ai des pensées totalement irrationnelles, comme j'ai des pâtes, du chauffage, un deuxième matelas et une douche dans mes dix-huit mètres carrés, viens chez moi le temps de, et d'autres plus réalistes comme peut-être qu'elle a faim et que je pourrais lui acheter un sandwich ou une salade.

     

    Tu sais, je n'ose pas me demander à quel point cela doit être dur de ne pas savoir où dormir la nuit qui vient, de ne pas avoir de veste assez chaude pour se protéger du vent. Je ne sais pas comment on fait pour avoir encore de l'espoir quand on n'existe déjà plus dans les yeux des gens.

     

     

    12
    Vendredi 17 Mars à 21:05

    Hey Louloulou ! Voici mon texte, en retard, mais bon... La taille est respectée. Bonne lecture ^^

    Title : Ma prison
    Je me lève, comme toujours, tous les matins, dans le même but, toujours plus attristant, toujours plus horrible. Je suis meurtrie de l'intérieur, mais les autres de le voient pas. Je me demande quel était le réel objectif de tout ça : pourquoi ai-je pu croire que les gens qui m'entourent me voulaient que du bien ? Je me sentais aimée, j'avais une existence. Cela n'a rien à voir avec mon vécu, j'ai toujours été heureuse dans ma famille, mais j'ai cherché le bonheur la où il n'était pas, et je me retrouve enfermée dans tout ça. Être populaire ne rime pas à être heureux, ce n'est qu'une superficialité dont personne ne s'aperçoit. Vous n'êtes pas comme vous voulez, vous êtes comme ce que les gens veulent que vous soyez. Quand vous êtes comme moi, vous n'avez plus aucun contrôle sur votre image, car votre entourage, ceux que vous croyez être vos amis font de votre image ce qu'il veulent. J'ai l'espoir qu'un jour la balance se renverse, l'espoir que je puisse enfin faire quelque chose de profond, d'intelligent, au lieu de n'être qu'un stéréotype. Je ne veux pas être la nunuche, celle qui ne réussira pas ces études. Mais c'est définitivement comme ça que l'on m'a défini.
    Je ne suis pas le type de fille qui veut des garçons à ses pieds, ou qui veux avoir des formes pour être intéressante ! Enfin, je ne dis pas que les filles populaires sont comme ça, mais on a fait de moi quelqun de pire, on a fait de moi une de ces filles clichés. Celles qui se mettent du maquillage qui se voit à onze kilomètres, sur un yacht et qui postent ça sur Instagram.
    Je suis meurtrie, car je n'ai plus d'issue. J'attends de voir ce que la vie va me réserver. Je ne crois pas spécialement au destin, je crois simplement en la vie. En ce qu'elle va m'apporter. Cette épreuve a toujours été dure, mais je lui dirai merci un jour, enfin, je l'espère.
    J'étais plantée là, j'enfile ma veste bleue, avant de partir, appréhendant toujours ce qu'il va se passer. La vérité, c'est que je ne peux pas mettre en valeur mes différences, car je suis dans une case. Les gens m'ont mis dans une case. Je l'ai cherché, je le regrette. Je marche, avant d'arriver. Regrettant tout, ma vie, mes choix, j'entre dans l'enceinte de mon collège. C'est la que mon rôle arrive, je joue la fille heureuse, sans problème. Ma vie n'est qu'un film dont personne ne connais l'envers du décor.
    Je n'aurais peut être jamais cette issue, que j'espère tant depuis le début. Depuis que je me suis enfoncée dans ça, et que je me suis rendue compte, que ce n'étaient que des conneries.

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