• Rupture

    purple

    "La douleur ne disparaît jamais, on apprends juste à vivre avec."

    Une rupture. Une déchirure. Silencieuse. Douloureuse. Inattendue. Le bruissement du stylo sur le papier. Une larme qui coule. Doucement. Qui fait couler l'encre de la feuille. La main qui tremble. Les mots mal écrits. Et puis, la douleur, fulgurante. Inattendue. La solitude. Le stylo suspendu au dessus de la feuille. Comme au bord du gouffre. Les larmes continues de couler. Sans plus pouvoir s'arrêter. Tout cela, arrivé si vite. La fin. Le stylo qui tombe. Lourdement sur le bureau. Et les larmes, plus grosses, plus lourdes, remplis d'une tristesse réelle. Tombent aussi. Amèrement. Regrettant. Se demandant. Un vide. Les mots s'estompent. Tout part. Le bruit du vent à travers la fenêtre. Le déchirement des rafales de vent. Semblable à une tempête intérieure. Mais la tempête intérieure est plus violente, plus dure, elle ne s'arrête réellement jamais. Les arbres qui bougent, semblent se déraciner. Comme un cœur prêt à partir avec celui qui s'en va. Quelques feuilles qui volent. Libres. D'elles-mêmes. C'est un rêve, une utopie, d'être libre. Enchaînés, ensemble, quand quelqu'un de la chaîne de partir, c'est le néant, c'est... C'est, tout ça. La tristesse, la douleur, la colère, le déchirement. Comme ça doit être bon d'être libre. Ne tenir à personne. Mais, tout cela n'est pas possible. Car sinon, il y aurait la solitude. Même si, en ce moment, cette solitude se sens. Un maillon de la chaîne qui pars, sans aucune explication. Et le soir, les larmes se déversent, sans que personnes ne le sachent. Les mots s'écrivent et s'effacent, sans que personnes ne le sachent. Tout cela est secret. Comme cette douleur. Alors, les questions sont là, pourquoi, comment, mais surtout pourquoi? Pourquoi la vie est ainsi faite? Personne n'aura jamais la réponse. Et puis, tout d'un coup, le calme. Dehors. Dedans, un peu. Mais, il y a toujours la douleur présente, et puis, à peine l'esprit vagabonde, le couteau se plante un peu plus. La plaie, reste à jamais ouverte. Le perte d'un être aimé, cette plaie n'est jamais vraiment pansé. Alors, on apprend à vivre avec. Mais pour l'instant, il y a juste la douleur et la tristesse. Viendra plus tard dépression, colère, fatigue, solitude,... Tout un tas de choses. Le stylo reprit en main. Quelques mots alignés. Difficilement. Une lettre d'adieu. Originalement écrite. La feuille noircit par les mots, la douleur un peu dissipée. La tempête calme, laissant place à la pluie.

    -Lou 

    « Là où j'aimerai allerJe voulais juste te dire »

  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Novembre 2016 à 17:46

    Ton texte est magnifique, je ne regrette pas d'avoir commencé à te suivre.

    P.S.: J'adore ton thème.

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    2
    Mardi 22 Novembre 2016 à 18:00

    Magnifique!!! Ça donne presque envie de pleurer!!

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    3
    Mercredi 23 Novembre 2016 à 15:48

    bonjour, c'est vraiment magnifique^^ je vais perdre o concours^^ mais je préfères perdre et donner le prix à celle qui l'a le plus mérité^^

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    4
    Mercredi 23 Novembre 2016 à 17:33

    hi hi^^ mais c vrai^^

    5
    Samedi 26 Novembre 2016 à 23:09

    C'est vraiment trop touchant... Mais comment tu fais ?

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